Lorsqu'on lui demande de bien vouloir rejoindre la salle de presse, ses potes le chambrent sans ménagement. Flavien Belson, 18 ans, découvre le professionnalisme et tout ce qui va avec. Samedi dernier, il est arrivé en Ligue 1 comme un cheveu sur la soupe, en remplaçant express de Grégory Proment juste avant la pause. Du coup, il lui a fallu un peu de temps pour se mettre dans le bain. « C'est difficile de rentrer dans un match comme celui-là, explique t-il. Pour moi, c'était magnifique. Faire mon baptême du feu contre Monaco, je ne pouvais pas rêver mieux. Au début, j'étais un peu spectateur, pas vraiment dans le match. Ensuite, mes coéquipiers m'ont replacé, conseillé, cela m'a aidé. » Malheureusement, l'émerveillement ne dura pas plus de temps que n'en prit Gigliotti pour faire trembler les filets. Et la lourde défaite termina de gâcher le plaisir.
Comme une grosse moitié de jeu ne suffit pas à cerner le garçon, adressons-nous aux personnes concernées. Et rendons à César ce qui lui appartient, la formule ci-dessus sort de la bouche de Francis De Taddéo. Pour décrire Flavien Belson, ce dernier évoque son dénicheur, Julien Volpé, l'½il du FC Metz en région parisienne. « Il correspond à ses critères, indique le coach de la CFA. Comme Franck Signorino ou Sébastien Bassong, il a un mental d'acier. Il possède un charisme ainsi qu'une autorité naturels, et même si sa modestie doit en souffrir, de grandes qualités humaines. » Rien d'étonnant, donc, à ce que les deux petits nouveaux du groupe de Joël Muller se soient partagés le brassard de l'équipe réserve depuis le début de la saison.
Si Belson a suivi un itinéraire classique au sein du centre de formation, celui-ci fut parsemé d'embûches. Lorsqu'à l'âge de 14 ans, il signe pour le FC Metz, qui le courtise depuis un bon moment, d'autres clubs sont sur le coup. « La qualité de notre secteur scolaire à fait la différence. » Le garçon a des qualités mais des pépins physiques liés à sa croissance perturbent sa progression. L'équipe de préformation s'accroche et remet à flots le joueur qui, bac en poche, est désormais un élément important du dispositif de l'équipe de CFA.
Tout cela est rendu possible par un mode de fonctionnement tourné vers la progression. Si vous lui demandez s'il s'est fixé des objectifs, il utilisera son joker. « J'en ai, mais je préfère ne pas les afficher en public. » Sur une saison ? « Non, par tranches de quatre ou cinq mois. Cela permet d'avoir toujours un but à atteindre lors des entraînements. » Habituellement positionné au poste de milieu défensif, Belson a reculé d'un cran en raison des absences auxquelles Francis De Taddéo doit faire face. Conscient qu'il doit encore travailler sa technique, sa vivacité et son pied gauche, il reste attaché à son rôle de milieu de terrain. « Il permet d'avoir une influence sur le jeu offensif et on touche plus de ballon, explique t-il. Actuellement, je joue plutôt derrière mais ce n'est pas là que je suis le plus à l'aise. » « Il possède des qualités athlétiques de très haut niveau, ajoute De Taddéo. Il est très présent dans le jeu aérien. La logique voudrait que je le fasse jouer dans l'entre jeu actuellement afin qu'il travaille sa technique mais je n'ai pas le choix. Plus tard, je le vois bien derrière. » Les évènements décideront. Que ce soit en défense ou au milieu, évoluer en Ligue 1 était un rêve pour le petit Flavien qui regardait l'½il brillant les exploits de Rai ou Valdo. « Ca l'est toujours, d'ailleurs. » Depuis samedi, celui-ci est un peu moins loin de la réalité...
Comme une grosse moitié de jeu ne suffit pas à cerner le garçon, adressons-nous aux personnes concernées. Et rendons à César ce qui lui appartient, la formule ci-dessus sort de la bouche de Francis De Taddéo. Pour décrire Flavien Belson, ce dernier évoque son dénicheur, Julien Volpé, l'½il du FC Metz en région parisienne. « Il correspond à ses critères, indique le coach de la CFA. Comme Franck Signorino ou Sébastien Bassong, il a un mental d'acier. Il possède un charisme ainsi qu'une autorité naturels, et même si sa modestie doit en souffrir, de grandes qualités humaines. » Rien d'étonnant, donc, à ce que les deux petits nouveaux du groupe de Joël Muller se soient partagés le brassard de l'équipe réserve depuis le début de la saison.
Si Belson a suivi un itinéraire classique au sein du centre de formation, celui-ci fut parsemé d'embûches. Lorsqu'à l'âge de 14 ans, il signe pour le FC Metz, qui le courtise depuis un bon moment, d'autres clubs sont sur le coup. « La qualité de notre secteur scolaire à fait la différence. » Le garçon a des qualités mais des pépins physiques liés à sa croissance perturbent sa progression. L'équipe de préformation s'accroche et remet à flots le joueur qui, bac en poche, est désormais un élément important du dispositif de l'équipe de CFA.
Tout cela est rendu possible par un mode de fonctionnement tourné vers la progression. Si vous lui demandez s'il s'est fixé des objectifs, il utilisera son joker. « J'en ai, mais je préfère ne pas les afficher en public. » Sur une saison ? « Non, par tranches de quatre ou cinq mois. Cela permet d'avoir toujours un but à atteindre lors des entraînements. » Habituellement positionné au poste de milieu défensif, Belson a reculé d'un cran en raison des absences auxquelles Francis De Taddéo doit faire face. Conscient qu'il doit encore travailler sa technique, sa vivacité et son pied gauche, il reste attaché à son rôle de milieu de terrain. « Il permet d'avoir une influence sur le jeu offensif et on touche plus de ballon, explique t-il. Actuellement, je joue plutôt derrière mais ce n'est pas là que je suis le plus à l'aise. » « Il possède des qualités athlétiques de très haut niveau, ajoute De Taddéo. Il est très présent dans le jeu aérien. La logique voudrait que je le fasse jouer dans l'entre jeu actuellement afin qu'il travaille sa technique mais je n'ai pas le choix. Plus tard, je le vois bien derrière. » Les évènements décideront. Que ce soit en défense ou au milieu, évoluer en Ligue 1 était un rêve pour le petit Flavien qui regardait l'½il brillant les exploits de Rai ou Valdo. « Ca l'est toujours, d'ailleurs. » Depuis samedi, celui-ci est un peu moins loin de la réalité...


